Le dico du dating : du ghosting au delulu
Par l'équipe Ghosted · · 5 min de lecture
Le vocabulaire du dating va plus vite que les réponses de ton situationship. Version express : le ghosting, c'est disparaître sans un mot ; le breadcrumbing, c'est donner juste assez d'attention pour te garder accroché(e) ; l'orbiting, c'est te ghoster mais regarder toutes tes stories ; le zombieing, c'est revenir d'entre les morts ; le love bombing, c'est beaucoup trop d'amour beaucoup trop vite ; une situationship, c'est une relation sans étiquette ; le rizz, c'est le charme ; et être delulu, c'est se faire des films (souvent exprès). La suite : tous les mots que tu croises sur les apps, ce qu'ils veulent vraiment dire, et quoi faire quand ça t'arrive.
- Presque tout ce vocabulaire décrit la même chose : quelqu'un qui ne dit pas ce qu'il veut.
- Connaître le mot, c'est repérer le schéma plus tôt.
- Le remède à presque tout : une phrase claire et gentille.
Les numéros de disparition
Ghosting
Mettre fin à une histoire en disparaissant. Pas de message, pas d'explication, juste le silence. Le grand classique. (Oui, une app qui s'appelle Ghosted qui définit le ghosting. On a compris la blague.) Si ça vient de t'arriver, voilà quoi écrire après un ghosting.
Soft ghosting
Techniquement, la personne répond encore : un pouce, un « mdr », un cœur en réaction. Mais la conversation est morte. Le ghosting en paiement fractionné.
Slow fade
Les réponses deviennent de plus en plus courtes et lentes, jusqu'à plus rien. Comme le ghosting, mais avec un variateur de lumière.
Orbiting
Il ou elle ne t'écrit plus, mais regarde chacune de tes stories et like une photo de toi de 2023. Parti(e), mais pas vraiment. On dit aussi haunting.
Zombieing
La personne t'a ghosté, puis ressuscite des mois plus tard avec un « coucou toi 👀 ». Petit rappel : tu ne dois rien à un zombie.
Les signaux contradictoires
Breadcrumbing
Des miettes d'attention (un like, un « faudrait qu'on se voie un de ces quatre ») et jamais de vrai plan. Assez pour te faire espérer, jamais assez pour te nourrir. Le test : propose un jour précis. Les breadcrumbers détestent les agendas.
Benching
Tu es sur le banc de touche, gardé(e) au chaud au cas où le premier choix ne marcherait pas. Des textos de temps en temps, zéro temps de jeu.
Cushioning
Garder quelques convs qui flirtent sur le côté, au cas où la relation principale s'écraserait. Un coussin pour amortir la chute, et le coussin, c'est toi.
Curving
Esquiver sans jamais dire non. Chaque proposition reçoit un « haha peut-être ! ». Un vent, mais en version polie.
Situationship et talking stage
Le talking stage, c'est la phase du début, avant l'étiquette : beaucoup de messages, un ou deux dates, rien d'officiel. La situationship, c'est quand cette phase dure depuis des mois : plus que des potes, moins qu'un couple, zéro étiquette. L'un est une étape, l'autre est devenu un mode de vie. On a un guide complet pour poser la question « on est quoi ? ».
DTR
« Define the relationship », la discussion pour savoir où on en est. Celle qui met fin à une situationship, dans un sens ou dans l'autre.
Trop, trop vite
Love bombing
Une avalanche d'affection dès le début : « t'es mon âme sœur » au troisième jour, des messages non-stop, des grands gestes. C'est grisant, et parfois c'est une façon de te presser ou de te contrôler. Un vrai intérêt est régulier, pas explosif. Il est en haut de notre liste des red flags et green flags.
Future faking
Planifier votre week-end à Lisbonne avant le deuxième date. Des grandes promesses, zéro suite.
Cuffing season
Les mois froids, quand tout le monde veut soudain quelqu'un avec qui regarder des séries sous un plaid. Ça commence à peu près avec le premier sweat à capuche de l'année.
Les faux profils
Catfish
Se faire passer pour quelqu'un d'autre en ligne, avec des photos volées ou une identité inventée. Parfois pour s'amuser, souvent pour l'argent. Apprends à repérer un catfish avant qu'il ne gâche ta semaine.
Kittenfishing
La version light : une vraie personne, mais avec des photos d'il y a cinq ans et trois filtres. Tu la rencontres et tu passes les dix premières minutes à jouer au jeu des sept différences. C'est exactement pour ça que Ghosted publie les photos telles quelles (pas de filtres, pas de retouches, pas d'IA), et retire celles qui sont très retouchées ou générées par IA.
Le vocabulaire des vibes
Rizz
Le charme, l'aisance pour draguer. Vient de « charisma ». Avoir du rizz, c'est décrocher un date. Le unspoken rizz, c'est le décrocher sans dire un mot (rare, légendaire).
Delulu
De « delusional » : se faire des films sur un crush. « Il a liké ma story, on est quasiment fiancés. » La devise ironique : « delulu is the solulu ». Sympa à petites doses.
Le ick
Un rejet soudain et irréversible pour un détail minuscule. Sa façon de courir après le bus. Sa façon de dire « miam ». Ça n'a aucun sens, et c'est justement ça, le ick.
Red flag, green flag, beige flag
Un red flag, c'est un signal d'alerte (désagréable avec les serveurs, encore « meilleur ami » avec ses six ex). Un green flag, un bon signe (il ou elle pose des questions et écoute vraiment les réponses). Un beige flag, ni l'un ni l'autre, juste un peu fade (toute sa bio est une réplique de Kaamelott).
Le slang bien de chez nous
L'anglais n'a pas le monopole. En France, on avait déjà nos mots, et ils marchent très bien :
- Laisser en vu : lire le message et ne pas répondre. Le cousin français du « left on read ».
- Se prendre un vent (ou un râteau) : se faire recaler. Le vent, c'est quand on t'ignore ; le râteau, c'est quand on te dit non.
- La friendzone : tu voulais un date, tu as gagné un pote. Félicitations (ou pas).
- Le crush : la personne qui occupe ton cerveau sans payer de loyer.
- Pécho : réussir à séduire quelqu'un (ou au moins l'embrasser). Familier, très familier.
- Un charo : un dragueur lourd qui tente sa chance avec tout le monde. Le rizz sans le talent.
FAQ
Le ghosting, c'est quoi exactement ?
C'est couper tout contact sans prévenir ni expliquer : plus de réponses, plus de nouvelles, du jour au lendemain.
Quelle différence entre ghosting et breadcrumbing ?
Le ghosting, c'est zéro contact. Le breadcrumbing, c'est juste assez de contact pour te garder sous le coude. L'un part, l'autre traîne.
Quelle différence entre situationship et talking stage ?
Le temps. Le talking stage, c'est le début, quand on apprend à se connaître. La situationship, c'est quand des mois ont passé et qu'il n'y a toujours pas d'étiquette.
L'orbiting, c'est pire que le ghosting ?
C'est plus déroutant, donc ça peut faire plus mal. Mets la personne en sourdine. Loin des yeux, hors de l'orbite.
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